Paul-André Colombani, député PNC de la 2nde circonscription de Corse du Sud, membre du groupe parlementaire Libertés, Indépendants, Outre-Mer et territoire (LIOT).
- Quels sont pour vous les enjeux de cette rentrée parlementaire ?
- Il y a un enjeu énorme : la remise du rapport sur le prix de l’essence en Corse qui m’a été commandé par le Premier ministre, il y a plusieurs mois. Au moment où l’on m’a commandé ce rapport, le prix de l’essence était encore à 1,85 € et 1,90 € et l’on n’imaginait pas la crise que nous traversons aujourd’hui. Le but de ce rapport est de décortiquer la formation des prix de l’essence en Corse, suite à l’amende de 187,5 millions d’euros infligée en novembre 2025 par l’Autorité de la concurrence aux différents opérateurs pour entente illicite. Partant de là, nous préconisons un certain nombre de mesures à prendre pour faire baisser les prix, mais ces mesures ne sont pas adaptées à la situation actuelle où des pompistes sont en grande difficulté parce que leur opérateur, Ruby, ne soutient par son propre réseau en Corse. C’est une situation ubuesque ! Il y a eu une condamnation par l’Autorité de la concurrence parce qu’il n’y avait pas de concurrence entre les réseaux, les consommateurs en faisaient les frais. Aujourd’hui, le bouclier Total, qui est favorable aux consommateurs, s’apparente à une concurrence, et met à mal une partie des autres opérateurs. Sur le continent, à l’exception des hypermarchés, il n’y a quasiment pas de distributeurs indépendants alors qu’en Corse, la moitié des opérateurs sont indépendants, cela veut dire qu’il y a potentiellement 400 emplois menacés. Cela parce que Ruby ne soutient pas son réseau. Total fait de supers profits, mais soutient l’ensemble de son réseau dans toute la France. Nous n'arrivons pas à obtenir que Ruby fasse un geste pour 40 ou 50 stations-service de son réseau en Corse.
- Quelles mesures prévoyez-vous pour réduire le prix de l’essence en Corse ?
- L’une des mesures, que nous préconisons et que nous demandons de manière répétée, est d’appliquer en Corse le décret Lurel qui a cours en Outre-Mer. Ce décret met en place une régulation des prix par le préfet, c’est-à-dire que le préfet contrôle les prix de l’essence. Je ne parlerai pas des autres mesures qui sont toujours en cours d’expertise. Nous les dévoilerons, je pense, à la fin du mois.
- Autre actualité : les sénatoriales avec en ligne de mire le projet de réforme constitutionnelle devant le Sénat. Quel message lancez-vous aux grands électeurs ?
- C’est un enjeu essentiel ! J’espère que les grands électeurs mesurent bien l’enjeu de cette porte ouverte vers l’autonomie, qu’ils prendront leur responsabilité, notamment en Corse du Sud, et se tourneront vers l’avenir. Pour faire évoluer le statut de la Corse, il faut voter le candidat nationaliste, Jean Giuseppi. Cette ouverture ne pourra pas se faire avec le sénateur sortant. Il faut se tourner vers l’avenir, et non pas toujours resté figé sur le passé.
- Craigniez-vous le passage du texte de loi au Sénat ? Le chemin semble ardu ?
- Au moment où l’on parle, on ne rêve pas ! On sait qu’il y a deux contraintes, deux choses qui nous gênent : la majorité qui va sortir des urnes au Sénat et le calendrier choisi, juste avant les présidentielles, qui n’est pas favorable. Même si on réussit à réunir un congrès, un mois avant les présidentielles, ce qui laisse le temps d’une navette entre les deux Chambres, on sait que malheureusement, on aura beaucoup de mal à dégager une majorité pour avoir exactement la même lecture au Sénat et à l’assemblée. Pour nous, le texte adopté par l’assemblée nationale est bien en dessous de nos revendications historiques, on en est conscient. Mais s’il est voté à l’identique au Sénat, il ouvre la porte vers une maîtrise du foncier avec notamment la possibilité d’obtenir un statut de résidence, qui est compatible avec la législation européenne. Ce statut permettra à une personne d’arriver en Corse, de s’installer, mais pas d’acheter une maison ou un terrain avant une période de cinq à dix ans. C’est le point le plus important. Parce que si on maîtrise ce statut de résidence, on maîtrise le foncier. Ce levier, la Corse en a besoin rapidement. Quand on entend en Corse, les collaborateurs du RN dirent que ce statut de résidence ne serait pas suffisant, qu’il faut aussi une priorité à l’emploi, ils oublient que pour appliquer les amendements de Marine Le Pen, il faut d’abord sortir de l’Europe. En attendant d’avoir un débat sur la sortie de l’Europe, je préfère garantir le statut de résidence ! J’ai fait la tournée des villages et des quartiers, partout où je passe, les gens sont parfois circonspects, mais tous sont d’accord sur la nécessité d’obtenir ce statut de résidence.
- Dans cette optique, comment vivez-vous la possible entrée en force du RN au Sénat ?
- Ce serait catastrophique ! On a bien vu pendant le débat à l’Assemblée nationale que les députés RN n’ont pas bougé d’un iota dans leur position qui est la même depuis 30 ans, alors que la plupart des autres groupes parlementaires de l’arc dit républicain, même si le texte ne leur convenait pas tout à fait, ont fait l’effort de le voter pour sortir la Corse de l’ornière. Le RN n’a rien proposé de constructif ! Il a même eu le culot de nous proposer un statut d’autonomie sans pouvoir législatif ! C’était le sens de leurs amendements : un statut d’autonomie sans pouvoir législatif et un statut de résident qui n’est pas applicable sans sortir de la communauté européenne ! Le RN, c’est la possibilité de se retrouver à l’Élysée avec une présidente qui aura un bracelet électronique. C’est totalement schizophrénique ! Ce qui est paradoxal, c’est qu’on parle de donner la confiance à ceux qui ont soutenu Trump et Poutine, qui ont discuté avec Steve Bannon, et qui ont toujours eu des liens avec ceux qui mettent la panique aujourd’hui. Si le prix de l’essence est aussi élevé, c’est à cause des guerres de Trump et de Poutine, les anciens soutiens du RN. Aujourd’hui, comme ça les embête, ils récusent ces soutiens. Ils oublient qu’ils ont eu des prêts bancaires par des banques russes et qu’ils se sont battus pour assister à l’investiture de Trump.
- Autre dossier en instance : la santé et l’implantation d’un Centre hospitalier universitaire (CHU) en Corse. Où en êtes-vous ?
- C’est un autre objectif de travail important. Nous allons faire le point avec la mission interministérielle, qui a débuté ses travaux en mai dernier afin de concrétiser l'implantation de ce CHU d’ici 2031, pour savoir comment cela progresse. L’an dernier, le travail, que nous avons fait tous ensemble en Corse, a atteint le plafond de verre parce que la DGOS (Direction générale de l’offre de soins) ne voulait pas s’engager au-delà d’un certain point. Avec le Sénateur Paulu Santu Parigi, nous avons réussi à inscrire mon projet de loi au Sénat qui l’a adopté. Seulement si le texte est voté en l’état à l’Assemblée nationale, il donne l’obligation de mettre en place 44 services avant de pouvoir rajouter le U pour faire un centre hospitalier universitaire. C’est trop long, difficilement applicable et coûteux. À Metz ou dans le Loiret, ils ont fait ce qu'on appelle des filières universitaires. Cela consiste à prendre un service, par exemple le service cardiologie à Bastia ou le service oncologie à Ajaccio, à coller le U sur la porte, à nommer un chef de service capable d’organiser la recherche, l’enseignement, d’accueillir les étudiants, ce qui permettrait de recevoir tous les équipements au niveau du CHU. L’idée est de créer ainsi des filières petit à petit, une filière peut être opérationnelle en 3 ou 4 ans.
- Est-ce, pour cela, que votre projet de loi n’est pas encore passé en deuxième lecture à l’assemblée ?
- Oui ! J’ai pesé le pour et le contre dans ce contexte électoral. Au vu de la transition qui est en train de se préparer, je préfère graver dans le marbre. J’ai demandé à la ministre de la santé, de nommer un pilote et de le charger d’une mission de préfiguration en vue de démarrer les filières. Elle a nommé, à ma demande, le Pr Marie-Thérèse Leccia, originaire de Conca et patronne du CHU de Grenoble, en association avec le professeur Jacques Chiaroni de l’université d’Aix-Marseille. J’attends leurs conclusions pour voir si je dépose mon projet de loi en deuxième lecture à l’Assemblée nationale dans la niche parlementaire du groupe LIOT qui est prévue au mois de janvier. Les conclusions devraient être rendues dans les prochaines semaines.
- Au niveau national, l’épineux dossier de cette rentrée est l’adoption du budget national. Cela se présente assez mal. Quelle est votre position ?
- Je siège à la Commission des affaires sociales où sera notamment débattu le budget de la sécurité sociale. Au moment où l’on parle, on ne connait pas le texte sur les retraites. On est dans une année d’élection, ce qui rend les choses encore plus difficiles, mais il faut vraiment arriver à sortir un budget qui peut être adopté. Au mois de mai, le président nouvellement élu aura à charge de faire une loi de finance rectificative. En attendant, si on n’arrive pas à voter un budget et que le gouvernement a recours aux ordonnances, ce serait catastrophique au niveau de la confiance sur les marchés financiers avec des répercutions sur les taux d’emprunt. Il y a aussi le risque d’une motion de censure qui provoquerait des élections législatives anticipées avant la fin de l’année, c’est-à-dire avant l’élection présidentielle. C’est une possibilité qui n’est pas à exclure. Dans ce cas de figure, le nouveau président ne pourrait pas dissoudre l’Assemblée nationale avant un an. C’est une épée de Damoclès qui pèse sur nos têtes.
Propos recueillis par Nicole MARI.
- Il y a un enjeu énorme : la remise du rapport sur le prix de l’essence en Corse qui m’a été commandé par le Premier ministre, il y a plusieurs mois. Au moment où l’on m’a commandé ce rapport, le prix de l’essence était encore à 1,85 € et 1,90 € et l’on n’imaginait pas la crise que nous traversons aujourd’hui. Le but de ce rapport est de décortiquer la formation des prix de l’essence en Corse, suite à l’amende de 187,5 millions d’euros infligée en novembre 2025 par l’Autorité de la concurrence aux différents opérateurs pour entente illicite. Partant de là, nous préconisons un certain nombre de mesures à prendre pour faire baisser les prix, mais ces mesures ne sont pas adaptées à la situation actuelle où des pompistes sont en grande difficulté parce que leur opérateur, Ruby, ne soutient par son propre réseau en Corse. C’est une situation ubuesque ! Il y a eu une condamnation par l’Autorité de la concurrence parce qu’il n’y avait pas de concurrence entre les réseaux, les consommateurs en faisaient les frais. Aujourd’hui, le bouclier Total, qui est favorable aux consommateurs, s’apparente à une concurrence, et met à mal une partie des autres opérateurs. Sur le continent, à l’exception des hypermarchés, il n’y a quasiment pas de distributeurs indépendants alors qu’en Corse, la moitié des opérateurs sont indépendants, cela veut dire qu’il y a potentiellement 400 emplois menacés. Cela parce que Ruby ne soutient pas son réseau. Total fait de supers profits, mais soutient l’ensemble de son réseau dans toute la France. Nous n'arrivons pas à obtenir que Ruby fasse un geste pour 40 ou 50 stations-service de son réseau en Corse.
- Quelles mesures prévoyez-vous pour réduire le prix de l’essence en Corse ?
- L’une des mesures, que nous préconisons et que nous demandons de manière répétée, est d’appliquer en Corse le décret Lurel qui a cours en Outre-Mer. Ce décret met en place une régulation des prix par le préfet, c’est-à-dire que le préfet contrôle les prix de l’essence. Je ne parlerai pas des autres mesures qui sont toujours en cours d’expertise. Nous les dévoilerons, je pense, à la fin du mois.
- Autre actualité : les sénatoriales avec en ligne de mire le projet de réforme constitutionnelle devant le Sénat. Quel message lancez-vous aux grands électeurs ?
- C’est un enjeu essentiel ! J’espère que les grands électeurs mesurent bien l’enjeu de cette porte ouverte vers l’autonomie, qu’ils prendront leur responsabilité, notamment en Corse du Sud, et se tourneront vers l’avenir. Pour faire évoluer le statut de la Corse, il faut voter le candidat nationaliste, Jean Giuseppi. Cette ouverture ne pourra pas se faire avec le sénateur sortant. Il faut se tourner vers l’avenir, et non pas toujours resté figé sur le passé.
- Craigniez-vous le passage du texte de loi au Sénat ? Le chemin semble ardu ?
- Au moment où l’on parle, on ne rêve pas ! On sait qu’il y a deux contraintes, deux choses qui nous gênent : la majorité qui va sortir des urnes au Sénat et le calendrier choisi, juste avant les présidentielles, qui n’est pas favorable. Même si on réussit à réunir un congrès, un mois avant les présidentielles, ce qui laisse le temps d’une navette entre les deux Chambres, on sait que malheureusement, on aura beaucoup de mal à dégager une majorité pour avoir exactement la même lecture au Sénat et à l’assemblée. Pour nous, le texte adopté par l’assemblée nationale est bien en dessous de nos revendications historiques, on en est conscient. Mais s’il est voté à l’identique au Sénat, il ouvre la porte vers une maîtrise du foncier avec notamment la possibilité d’obtenir un statut de résidence, qui est compatible avec la législation européenne. Ce statut permettra à une personne d’arriver en Corse, de s’installer, mais pas d’acheter une maison ou un terrain avant une période de cinq à dix ans. C’est le point le plus important. Parce que si on maîtrise ce statut de résidence, on maîtrise le foncier. Ce levier, la Corse en a besoin rapidement. Quand on entend en Corse, les collaborateurs du RN dirent que ce statut de résidence ne serait pas suffisant, qu’il faut aussi une priorité à l’emploi, ils oublient que pour appliquer les amendements de Marine Le Pen, il faut d’abord sortir de l’Europe. En attendant d’avoir un débat sur la sortie de l’Europe, je préfère garantir le statut de résidence ! J’ai fait la tournée des villages et des quartiers, partout où je passe, les gens sont parfois circonspects, mais tous sont d’accord sur la nécessité d’obtenir ce statut de résidence.
- Dans cette optique, comment vivez-vous la possible entrée en force du RN au Sénat ?
- Ce serait catastrophique ! On a bien vu pendant le débat à l’Assemblée nationale que les députés RN n’ont pas bougé d’un iota dans leur position qui est la même depuis 30 ans, alors que la plupart des autres groupes parlementaires de l’arc dit républicain, même si le texte ne leur convenait pas tout à fait, ont fait l’effort de le voter pour sortir la Corse de l’ornière. Le RN n’a rien proposé de constructif ! Il a même eu le culot de nous proposer un statut d’autonomie sans pouvoir législatif ! C’était le sens de leurs amendements : un statut d’autonomie sans pouvoir législatif et un statut de résident qui n’est pas applicable sans sortir de la communauté européenne ! Le RN, c’est la possibilité de se retrouver à l’Élysée avec une présidente qui aura un bracelet électronique. C’est totalement schizophrénique ! Ce qui est paradoxal, c’est qu’on parle de donner la confiance à ceux qui ont soutenu Trump et Poutine, qui ont discuté avec Steve Bannon, et qui ont toujours eu des liens avec ceux qui mettent la panique aujourd’hui. Si le prix de l’essence est aussi élevé, c’est à cause des guerres de Trump et de Poutine, les anciens soutiens du RN. Aujourd’hui, comme ça les embête, ils récusent ces soutiens. Ils oublient qu’ils ont eu des prêts bancaires par des banques russes et qu’ils se sont battus pour assister à l’investiture de Trump.
- Autre dossier en instance : la santé et l’implantation d’un Centre hospitalier universitaire (CHU) en Corse. Où en êtes-vous ?
- C’est un autre objectif de travail important. Nous allons faire le point avec la mission interministérielle, qui a débuté ses travaux en mai dernier afin de concrétiser l'implantation de ce CHU d’ici 2031, pour savoir comment cela progresse. L’an dernier, le travail, que nous avons fait tous ensemble en Corse, a atteint le plafond de verre parce que la DGOS (Direction générale de l’offre de soins) ne voulait pas s’engager au-delà d’un certain point. Avec le Sénateur Paulu Santu Parigi, nous avons réussi à inscrire mon projet de loi au Sénat qui l’a adopté. Seulement si le texte est voté en l’état à l’Assemblée nationale, il donne l’obligation de mettre en place 44 services avant de pouvoir rajouter le U pour faire un centre hospitalier universitaire. C’est trop long, difficilement applicable et coûteux. À Metz ou dans le Loiret, ils ont fait ce qu'on appelle des filières universitaires. Cela consiste à prendre un service, par exemple le service cardiologie à Bastia ou le service oncologie à Ajaccio, à coller le U sur la porte, à nommer un chef de service capable d’organiser la recherche, l’enseignement, d’accueillir les étudiants, ce qui permettrait de recevoir tous les équipements au niveau du CHU. L’idée est de créer ainsi des filières petit à petit, une filière peut être opérationnelle en 3 ou 4 ans.
- Est-ce, pour cela, que votre projet de loi n’est pas encore passé en deuxième lecture à l’assemblée ?
- Oui ! J’ai pesé le pour et le contre dans ce contexte électoral. Au vu de la transition qui est en train de se préparer, je préfère graver dans le marbre. J’ai demandé à la ministre de la santé, de nommer un pilote et de le charger d’une mission de préfiguration en vue de démarrer les filières. Elle a nommé, à ma demande, le Pr Marie-Thérèse Leccia, originaire de Conca et patronne du CHU de Grenoble, en association avec le professeur Jacques Chiaroni de l’université d’Aix-Marseille. J’attends leurs conclusions pour voir si je dépose mon projet de loi en deuxième lecture à l’Assemblée nationale dans la niche parlementaire du groupe LIOT qui est prévue au mois de janvier. Les conclusions devraient être rendues dans les prochaines semaines.
- Au niveau national, l’épineux dossier de cette rentrée est l’adoption du budget national. Cela se présente assez mal. Quelle est votre position ?
- Je siège à la Commission des affaires sociales où sera notamment débattu le budget de la sécurité sociale. Au moment où l’on parle, on ne connait pas le texte sur les retraites. On est dans une année d’élection, ce qui rend les choses encore plus difficiles, mais il faut vraiment arriver à sortir un budget qui peut être adopté. Au mois de mai, le président nouvellement élu aura à charge de faire une loi de finance rectificative. En attendant, si on n’arrive pas à voter un budget et que le gouvernement a recours aux ordonnances, ce serait catastrophique au niveau de la confiance sur les marchés financiers avec des répercutions sur les taux d’emprunt. Il y a aussi le risque d’une motion de censure qui provoquerait des élections législatives anticipées avant la fin de l’année, c’est-à-dire avant l’élection présidentielle. C’est une possibilité qui n’est pas à exclure. Dans ce cas de figure, le nouveau président ne pourrait pas dissoudre l’Assemblée nationale avant un an. C’est une épée de Damoclès qui pèse sur nos têtes.
Propos recueillis par Nicole MARI.
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